
domingo, febrero 09, 2014
El arzobispo franciscano de Tánger denuncia el tratamiento inaceptable de los emigrantes africanos

Para Fray Santiago Agrelo Martínez, arzobispo de Tánger, los acontecimientos de estas últimas semanas, en el territorio de su propio arzobispado, en los territorios vecinos y en las aguas del Mediterráneo, reclaman transformar la suavidad de la exhortación en denuncia de lo que es inaceptable.
Los destinatarios de esta denuncia son no solamente los responsables, tanto regionales o nacionales y europeos, de las políticas migratorias practicadas en Europa, sino también los electores europeos, que no desautorizan con su voto a los políticos que las legalizan, entre los cuales hay que denunciar también, con ineludibles argumentos evangélicos, a los creyentes cristianos que son inconsecuentes con sus propias creencias.
Lo inaceptable:
Es inaceptable que la vida de un ser humano tenga menos valor que una supuesta seguridad o impermeabilidad de las fronteras de un estado.
Es inaceptable que una decisión política vaya llenando de sepulturas un camino que los pobres recorren con la fuerza de una esperanza.
Es inaceptable que mercancías y capitales gocen de más derechos que los pobres para entrar en un país.
Es inaceptable que las políticas migratorias de los llamados países desarrollados ignoren a los empobrecidos de la tierra, vulneren sus derechos fundamentales, y se conviertan en el caldo de cultivo necesario para multiplicar en los caminos de los emigrantes las mafias que los explotan.
Es inaceptable que haya fronteras impermeables para los pacíficos de la tierra, y no las haya para el dinero de la corrupción, para el turismo sexual, para la trata de personas, para el comercio de armas.
Es inaceptable que la política obligue a las fuerzas del orden a cargar la vida entera con la memoria de muertes que nunca quisieron causar.
Es inaceptable que el mundo político no tenga una palabra creíble que dar y una mano firme que ofrecer a los excluidos de una vida digna.
Es inaceptable que a los fallecidos en las fronteras se les haga culpables, primero de su miseria, y luego de su muerte. Ellos no son agresores: han sido agredidos desde que sus corazones empezaron a latir al sur del Sahara, hasta que se paran para siempre en las aguas de nuestra indiferencia.
Es inaceptable que el negrero de ayer perviva en los gobiernos que hoy vuelven a encadenar la libertad de los africanos, supeditándola a los intereses económicos de un poder opresor.
◊ Desde la impotencia a la esperanza: ◊
Queridos: ante el drama de sufrimientos y muerte en que el poder ha convertido los caminos de los emigrantes, es difícil que apartemos de nuestro corazón sentimientos de frustración, de impotencia, de tristeza, de indignación. Pero nuestro compromiso con la vida de los pobres no nace de esos sentimientos, sino de un amor incondicional, un amor fiel, que a todos se nos ha manifestado, y que a todos nos ha reunido para siempre en el único cuerpo de Cristo.
"No te cierres a tu propia carne": no te cierres al sufrimiento de Cristo.
En este camino el poder no puede seguirnos. A él sólo le pedimos que sea justo. A nosotros el amor nos pide dar incluso la vida por el bien de los demás.
Y son muchas las cosas que, hasta dar la vida, podemos hacer: Tenemos la fuerza del amor y de la oración, una fuerza que es capaz de mover el mundo.
Podemos hacer que los emigrantes no estén solos en su camino, y podemos dejar solos a quienes, gobiernos o mafias, les están robando la vida.
Podemos compartir con el emigrante nuestro poco de leña, nuestro poco de agua, la última harina de nuestra vasija, el último aceite de nuestra alcuza.
Podemos darles voz para que se escuche su grito,
podemos llamar a las puertas de cada conciencia para que la sociedad reclame una nueva política de fronteras, y, con terquedad de discípulos de Jesús,
podemos recordar a cada hombre que es su propia carne, también la de Cristo, la que, día a día, es condenada a muerte en las fronteras del sur de Europa.
Queridos: no me dejéis sin vuestra oración
-oOo-
09.02.14 | 17:50. Archivado en Europa, Amistad Europea Universitaria, España, Antropología, Ética, Religiones,Migraciones, Pro justitia et libertate, Geopolítica, África, Ecumenismo
18:34 Écrit par SaGa Bardon dans Actualidad
domingo, enero 26, 2014
Allégorie du verre qui ne déborde jamais

"El vaso que nunca rebosa", "Le verre qui ne déborde jamais", fondement hypothétique de cette allégorie, est le récipient qui sert à boire, dont le contenu ne peut jamais dépasser sa capacité pour se répandre.
En cherchant des concordances pour cette locution dans le passé de l'espagnol, depuis ses origines jusqu'à aujourd'hui, je n'ai trouvé aucune occurrence. J'en ai trouvé une, au XVIème siècle, pour le syntagme verbal "nunca rebosa" mais avec pour sujet le syntagme nominal "la mar", dans la phrase "Por qué la mar nunca rebosa, ni se aumenta, ni engrandece", "Pourquoi la mer ne déborde jamais, ni augmente, ni grandit".
"On pourrait se demander pourquoi, alors que dans la mer se génère tellement d'eau et y entrent continuellement tellement de fleuves et de rivières, elle ne déborde jamais ni augmente. Pour expliquer cela il y a différentes causes, énoncées par Alberto Magno dans le second livre Des Météores, où il dit : "La mer n'augmente pas et ne grandit pas parce qu'elle est le réceptacle naturel de toutes les eaux et leur lieu tranquille, et le lieu ne peut pas déborder avec l'introduction de l'objet qui, par nature, doit être dans ce lieu, parce que le lieu doit s'adapter à ce qu'il inclut selon la nature". Ainsi, la mer a la capacité nécessaire pour recevoir en elle toutes les rivières et, par leur arrivée, ni déborder ni augmenter." (1).
Je me demande si cette conception de la mer comme "réceptacle naturel de toutes les eaux et leur lieu tranquille" n'a pas transformé en "verres qui ne débordent jamais" certains citoyens qui trahissent leur devoir de solidarité avec leurs concitoyens en ne se comportant pas comme des "vases communicants".
"Le verre qui ne déborde jamais", pris métaphoriquement, au service de l'allégorie, comme opposé aux "vases communicants", serait le citoyen qui dans la vie sociale privatise tous les biens disponibles qui se trouvent à sa portée, comme s'il était "le réceptacle naturel de toutes les eaux et leur lieu tranquille", à la façon de la mer, sans permettre que ces biens se répandent, au service de tous ses concitoyens, par les vases communicants naturels que lui a obturés.
L'allégorie qui nous occupe ici réapparaît ces jours-ci avec force dans la bouche et sous la plume de deux jésuites très aimés et très connus : l'un d'eux est le Pape François et l'autre le vénérable père Francisco Oliva Alonso, distingué au Paraguay pour sa participation constante à la lutte que mènent les secteurs moins favorisés, et qui passe la majeure partie de sa vie de missionnaire en Amérique latine, où on l'a proposé pour le Prix Nobel de la Paix.
Je dis que cette allégorie réapparaît parce que sémantiquement elle est apparentée aux conceptions éthiques de l'enseignement universitaire du père José-María Díez Alegría sur la propriété privée, à la Faculté philosophique Complutense SJ de Alcalá de Henares, pendant les années soixante et septante du siècle passé.
1. Allégorie jésuite du verre qui ne déborde jamais, employée par le Pape François
"Quand je parle d'économie je ne parle pas du point de vue technique. Il y avait la promesse que, quand le verre déborderait, les pauvres en bénéficieraient, mais il arrive souvent que, quand le verre déborde, tout à coup il devient grand et son contenu n'arrive jamais aux plus nécessiteux".
Source du texte : Pape François, dans une entrevue dans le journal italien La Stampa, reprise par el diario.es/política, le 15.12.2013
2. Développement, par le père Francisco Oliva Alonso SJ, de la locution allégorique jésuite "LE VERRE QUI NE DEBORDE JAMAIS".
Quelqu'un avec de très bonnes intentions a dit que le capitalisme corrigerait lui-même ses propres manquements. Qu'il était comme un verre qui, en débordant, répandrait généreusement le contenu en sus parmi ceux qui posséderaient moins.
Quelque chose de très joli qui ne se réalise jamais. Et la raison est très simple. Chaque fois que le verre va déborder, on le remplace par un autre plus grand. Par égoïsme ou par la dynamique même de la concurrence. Celui qui s'arrête et freine est absorbé par un autre plus ambitieux qui, parce qu'il en a augmenté la taille, a toujours un verre à remplir.
Le résultat est que dans le monde en général et dans chaque nation en particulier, la croissance constante de l'économie s'arrête toujours chez ces 10 % les plus riches.
Comment se réalise pratiquement cette répartition nulle de ce qui était supposé rester ?
Avec les politiques d'austérité, de réduction des coûts (généralement sociaux) et l'augmentation des impôts, il y a un transfert continuel des classes du niveau économique le plus bas vers les plus nantis.
On nous impose que la croissance de la compétitivité des exportations s'obtienne grâce à une faible imposition sur elles (un exemple est le soja) ou grâce aux baisses de salaires dans les usines et les ateliers.
Et ceci nous amène à ce qu'on appelle le "contrat de zéro heures", par lequel les employeurs paient seulement les heures de travail dont ils ont besoin, tout en obligeant les travailleurs à être disponibles à toutes les heures quand ils en ont besoin.
Ce sont quelques exemples des raisons pour lesquelles les verres ne débordent jamais.
Quelle que soit la méthode employée, ou bien on arrive à ce que le verre déborde en encourageant la vertu de l'équité, en faveur des plus défavorisés, ou bien nous nous enfoncerons dans une économie instable, dans une société toujours en protestations et en dénonciations et dans une politique bloquée.
Et au fond subsiste cette bombe de temps social dont personne ne veut, mais que les 10 % les plus riches semblent mépriser.
Source : "El vaso que nunca rebosa",
Francisco Oliva Alonso SJ.
Francisco Oliva Alonso SJ.
-oOo-
Photo : SaGaBardon: Ilustración de la ◊ Alegoría del vaso que nunca rebosa ◊
(1) Consulta: "nunca rebosa", en 1400-2010, en todos los medios, en CORDE
Resultado: 3 casos en 1 documento.
Ficha técnica del caso citado:
AÑO: 1545
AUTOR: Medina, Pedro de
TÍTULO: Arte de navegar
PAÍS: ESPAÑA
TEMA: 16.Marinería
PUBLICACIÓN: CILUS (Salamanca), 1999
Página FOL.13V
Resultado: 3 casos en 1 documento.
Ficha técnica del caso citado:
AÑO: 1545
AUTOR: Medina, Pedro de
TÍTULO: Arte de navegar
PAÍS: ESPAÑA
TEMA: 16.Marinería
PUBLICACIÓN: CILUS (Salamanca), 1999
Página FOL.13V
Definiciones del Diccionario de la RAE empleadas en este artículo:
vaso.
(Del lat. vasum).
(Del lat. vasum).
1. m. Pieza cóncava de mayor o menor tamaño, capaz de contener algo.
2. m. Recipiente de metal, vidrio u otra materia, por lo común de forma cilíndrica, que sirve para beber.
3. m. Cantidad de líquido que cabe en él. Vaso de agua, de vino.
...
2. m. Recipiente de metal, vidrio u otra materia, por lo común de forma cilíndrica, que sirve para beber.
3. m. Cantidad de líquido que cabe en él. Vaso de agua, de vino.
...
rebosar.
(Del lat. reversāre).
(Del lat. reversāre).
1. intr. Dicho de una materia líquida: Derramarse por encima de los bordes del recipiente que la contiene. El agua del vaso rebosaba. U. t. c. prnl.
2. intr. Dicho de un recipiente: Exceder de su capacidad hasta derramarse su contenido. El vaso rebosaba. U. t. c. prnl.
3. intr. Dicho de una cosa: Abundar mucho. Le rebosan los bienes. U. t. c. tr.
4. intr. Dicho de un lugar: Estar exageradamente lleno. El cine rebosaba de gente dispuesta a ver la película.
5. intr. Estar invadido por un sentimiento o estado de ánimo con manifiesta intensidad. Rebosaba de satisfacción. U. t. c. tr.
6. intr. desus. Vomitar lo que se tiene en el estómago.
2. intr. Dicho de un recipiente: Exceder de su capacidad hasta derramarse su contenido. El vaso rebosaba. U. t. c. prnl.
3. intr. Dicho de una cosa: Abundar mucho. Le rebosan los bienes. U. t. c. tr.
4. intr. Dicho de un lugar: Estar exageradamente lleno. El cine rebosaba de gente dispuesta a ver la película.
5. intr. Estar invadido por un sentimiento o estado de ánimo con manifiesta intensidad. Rebosaba de satisfacción. U. t. c. tr.
6. intr. desus. Vomitar lo que se tiene en el estómago.
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26.01.14 | 13:23. Archivado en Semántica, Sociogenética, Antropología, Ética, Educación, Pro justitia et libertate,Geopolítica, Alimentación, Jesuitas
Alegoría del vaso que nunca rebosa

"El vaso que nunca rebosa", fundamento hipotético de esta alegoría, es el recipiente que sirve para beber, cuyo contenido nunca puede exceder de su capacidad hasta derramarse.
Buscando concordancias para esta locución en el pasado de nuestra lengua, desde sus orígenes históricos hasta hoy, no encontré ninguna ocurrencia. Sí la encontré, en el siglo XVI, para el sintagma verbal "nunca rebosa" pero teniendo como sujeto el sintagma nominal "la mar", en la frase "Por qué la mar nunca rebosa, ni se aumenta, ni engrandece".
"Podríase preguntar qué es la causa por que, pues en la mar se engendra tanta agua y contino entran en ella tantos ríos y fuentes, por qué nunca rebosa ni se aumenta. A esto ay algunas causas, las quales trae el Alberto Magno en el segundo De los Metheoros donde dize: "La mar no rescibe aumento ni se engrandece porque es natural recetáculo de todas las aguas y su quieto lugar, y el lugar no puede rebosar con el ingreso de la cosa que, por natura, deve ser en ese lugar, porque el lugar a de conformar con aquello que incluye según natura". Assí, que la mar es capaz para recebir en sí todos los ríos y por su entrada no rebosar ni se aumentar." (1)
Me pregunto si esta concepción del mar como "natural receptáculo de todas las aguas y su quieto lugar" no ha transformado en "vasos que nunca rebosan" a ciertos ciudadanos que traicionan su deber de solidaridad con sus conciudadanos dejando de comportarse como "vasos comunicantes".
"El vaso que nunca rebosa" tomado metafóricamente, al servicio de la alegoría, como opuesto a los "vasos comunicantes", sería el ciudadano que en la vida social privatiza todos los bienes disponibles a su alcance, como si fuera "natural receptáculo de todas las aguas y su quieto lugar", a la manera del mar, sin permitir que estos bienes se derramen, al servicio de todos sus conciudadanos, por los vasos comunicantes naturales que él ha obturado.
La alegoría que nos ocupa aquí reaparece estos días con fuerza en la boca y en la pluma de dos jesuitas muy queridos y muy conocidos: uno de ellos es el Papa Francisco y el otro el venerable padre Francisco Oliva Alonso, destacado en Paraguay por su constante participación en la lucha con los sectores menos favorecidos, que lleva la mayor parte de su vida de misionero en América Latina, donde lo han propuesto para Nobel de la Paz.
Digo que esta alegoría reaparece porque semánticamente está entroncada con las concepciones éticas de la enseñanza universitaria del padre José-María Díaz Alegría sobre la propiedad privada, en la Facultad filosófica Complutense SJ de Alcalá de Henares, durante los años sesenta y setenta del siglo pasado.
1. Alegoría jesuita del vaso que nunca rebosa, empleada por el Papa Francisco
"Cuando hablo de economía no hablo desde el punto de vista técnico. Había la promesa de que cuando el vaso rebosara los pobres se favorecerían, pero sucede a menudo que cuando el vaso está lleno, de pronto se hace grande y su contenido nunca llega a los más necesitados".
Fuente del texto: Papa Francisco, en una entrevista en el diario italiano La Stampa, referida por eldiario.es/politica, el 15/12/2013.
2. Desarrollo, por el padre Francisco Oliva Alonso SJ, de la locución jesuita "EL VASO QUE NUNCA REBOSA":
"EL VASO QUE NUNCA REBOSA",
Francisco Oliva Alonso SJ
Francisco Oliva Alonso SJ
Alguien con muy buenas intenciones dijo que el capitalismo mismo iba a corregir sus propios fallos. Era como un vaso que al rebosar derramaría generosamente el contenido sobrante entre los que tuvieran menos.
Algo muy bonito que nunca se cumple. Y la razón es muy sencilla. Cada vez que el vaso va a rebosar se le cambia por otro mayor. Por egoísmo o por la misma dinámica de la competencia. El que se detiene y pone freno es absorbido por otro más ambicioso, que por haberlo aumentado de tamaño, tiene siempre el vaso por llenar.
El resultado es que en el mundo en general y en cada nación en particular el crecimiento constante de la economía siempre va a parar a ese 10% más rico.
¿Cómo en la práctica se realiza esta nula repartición de lo que se supone sobraría?
Con las políticas de austeridad, de reducción de gastos (generalmente sociales) y el aumento de impuestos, hay una trasferencia continuada de las clases de más bajo nivel económico a las más pudientes.
Se nos impone que el crecimiento de la competitividad de las exportaciones se haga con bajos impuestos a ellas (un ejemplo es la soja) o con las bajas de salarios en fábricas y talleres.
Esto último nos arrastra al llamado “contrato de cero horas”, por el que los empleadores pagan solamente las horas de trabajo que ellos necesitan, obligando a los trabajadores a estar disponibles a todas horas cuando los necesiten.
Son algunos ejemplos para que los vasos nunca rebosen.
Sea cual fuere el método empleado, o se consigue que el vaso rebose fomentando la virtud de la equidad, en bien de los más desfavorecidos, o nos hundiremos en una economía inestable, en una sociedad siempre con protestas y denuncias y en una política bloqueada.
En el fondo subsiste esa bomba de tiempo social que nadie quiere, pero que el 10% más ricos pareciera despreciar.
Foto: SaGaBardon: Ilustración de la ◊ Alegoría del vaso que nunca rebosa ◊
(1) Consulta: "nunca rebosa", en 1400-2010, en todos los medios, en CORDE
Resultado: 3 casos en 1 documento.
Ficha técnica del caso citado:
AÑO: 1545
AUTOR: Medina, Pedro de
TÍTULO: Arte de navegar
PAÍS: ESPAÑA
TEMA: 16.Marinería
PUBLICACIÓN: CILUS (Salamanca), 1999
Página FOL.13V
Resultado: 3 casos en 1 documento.
Ficha técnica del caso citado:
AÑO: 1545
AUTOR: Medina, Pedro de
TÍTULO: Arte de navegar
PAÍS: ESPAÑA
TEMA: 16.Marinería
PUBLICACIÓN: CILUS (Salamanca), 1999
Página FOL.13V
Definiciones del Diccionario de la RAE empleadas en este artículo:
vaso.
(Del lat. vasum).
(Del lat. vasum).
1. m. Pieza cóncava de mayor o menor tamaño, capaz de contener algo.
2. m. Recipiente de metal, vidrio u otra materia, por lo común de forma cilíndrica, que sirve para beber.
3. m. Cantidad de líquido que cabe en él. Vaso de agua, de vino.
...
2. m. Recipiente de metal, vidrio u otra materia, por lo común de forma cilíndrica, que sirve para beber.
3. m. Cantidad de líquido que cabe en él. Vaso de agua, de vino.
...
rebosar.
(Del lat. reversāre).
(Del lat. reversāre).
1. intr. Dicho de una materia líquida: Derramarse por encima de los bordes del recipiente que la contiene. El agua del vaso rebosaba. U. t. c. prnl.
2. intr. Dicho de un recipiente: Exceder de su capacidad hasta derramarse su contenido. El vaso rebosaba. U. t. c. prnl.
3. intr. Dicho de una cosa: Abundar mucho. Le rebosan los bienes. U. t. c. tr.
4. intr. Dicho de un lugar: Estar exageradamente lleno. El cine rebosaba de gente dispuesta a ver la película.
5. intr. Estar invadido por un sentimiento o estado de ánimo con manifiesta intensidad. Rebosaba de satisfacción. U. t. c. tr.
6. intr. desus. Vomitar lo que se tiene en el estómago.
2. intr. Dicho de un recipiente: Exceder de su capacidad hasta derramarse su contenido. El vaso rebosaba. U. t. c. prnl.
3. intr. Dicho de una cosa: Abundar mucho. Le rebosan los bienes. U. t. c. tr.
4. intr. Dicho de un lugar: Estar exageradamente lleno. El cine rebosaba de gente dispuesta a ver la película.
5. intr. Estar invadido por un sentimiento o estado de ánimo con manifiesta intensidad. Rebosaba de satisfacción. U. t. c. tr.
6. intr. desus. Vomitar lo que se tiene en el estómago.
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25.01.14 | 20:00. Archivado en Semántica, Sociogenética, Antropología, Ética, Educación, Pro justitia et libertate,Geopolítica, Alimentación, Jesuitas
martes, enero 07, 2014
Iconologie de "L'Adoration des Rois Mages" de Rubens
La diachronie particulièrement surprenante de ce tableau est liée à sa fonction politique dans les mains de la dynastie des Habsbourg. En tant que souverains de deux territoires à problèmes, au Nord et au Sud de l'Europe, ils essayaient, depuis l'époque de Charles-Quint, de rétablir la paix dans les Pays-Bas, fissurés par le républicanisme iconoclaste calviniste, et de renforcer religieusement leur prestige vacillant dans la catholique Espagne.
Pierre-Paul Rubens, jeune peintre super-doué dont personne ne mettait en doute le génie et la compétence, s'identifia passionnément à ces deux objectifs, au point de devenir le champion diplomatique et artistique de ces deux causes.
Philippe IV d'Espagne, convaincu de sa valeur, lui accorda son amitié personnelle, depuis Madrid, comme l'avaient déjà fait Isabelle et Albert à Bruxelles; il lui confia des missions diplomatiques personnelles, lui ouvrit les portes de ses prestigieuses collections royales, lui commanda de nombreux travaux iconographiques, y compris la transformation de ce tableau, et lui conféra comme récompense suprême l'ennoblissement en 1624.
En 1609, Pierre-Paul Rubens avait 32 ans. Il venait de rentrer à Anvers, sa ville familiale, après une période en Italie, débordait d'énergie et souhaitait démontrer de quoi il était capable. Par chance, les occasions se firent nombreuses, et parmi elles la commande de peindre une grande Adoration des Mages pour l'Hôtel de Ville d'Anvers.
Sa réponse fut une œuvre d'une somptuosité particulière dans laquelle il synthétisait tout ce qu'il avait appris en Italie. C'est ce tableau qui se trouve actuellement au Musée du Prado, dont une des caractéristiques les plus singulières réside dans le fait que sa composition primitive fut restructurée, sur les plans matériel et iconographique, à Madrid, à la demande du roi Philippe IV, et par Pierre-Paul Rubens lui-même, vingt ans après l'avoir peint pour les Conversations de Paix d'Anvers, qui débouchèrent sur la Trêve de Douze Ans.
Les tableaux sur l'Adoration des Mages présentaient un attrait spontané pour les gouvernants, spécialement pour les plus dévots, parmi lesquels se trouvait indubitablement Philippe IV. Les Médicis de Florence, qui devaient leur spectaculaire ascension politique à leurs activités de banquiers et à leur réseau de parrainage basé sur leur extraordinaire richesse, commandèrent plusieurs tableaux de l'Adoration des Mages, à Benozzo Gozzoli, à Boticelli et à Filippo Lippi, et dans certains d'entre eux les rois présentaient les traits de membres de la famille.
Les Médicis ne proviennent pas, comme la plupart des seigneurs d'Italie de cette époque, de la noblesse féodale ou d'une dynastie de chefs ou d'aventuriers fortunés. Ils viennent du peuple et durant presque deux siècles ils édifient lentement et discrètement leur patrimoine grâce au commerce et spécialement à l'art du change (G. Papini).
Les offrandes des Mages à l'enfant Jésus procuraient une justification religieuse à leur richesse et à leur ascension au pouvoir : si les Médicis employaient leur capital au bénéfice de l'Eglise, leur importance politique serait légitimée. Louis XIII de France lui-même, beau-frère de Philippe IV, s'était fait représenter dans un des rois de l'Adoration des Mages de Justus d'Egmont (Paris, Musée du Louvre).
L'Adoration de Rubens fut accrochée au Palais Royal de Madrid.
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
001. L'Adoration des Rois Mages
Artiste : Pierre-Paul Rubens (Westphalie, Siegen, 1577 – Belgique, Anvers, 1640)
Dates : 1609; 1628-1629. Ce tableau, considéré depuis longtemps comme un de ses chefs-d'œuvre, fut réalisé par Rubens en 1609, bien que plus tard Rubens lui-même le retravailla et l'amplifia, entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne.
Technique et support : Huile sur toile
Style : Baroque
Dimensions : 355,5 cm x 493 cm
Localisation actuelle : Musée du Prado, Madrid, Espagne
Photo haute densité : Musée du Prado
Détails photographiques : SaGaBardon
Dates : 1609; 1628-1629. Ce tableau, considéré depuis longtemps comme un de ses chefs-d'œuvre, fut réalisé par Rubens en 1609, bien que plus tard Rubens lui-même le retravailla et l'amplifia, entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne.
Technique et support : Huile sur toile
Style : Baroque
Dimensions : 355,5 cm x 493 cm
Localisation actuelle : Musée du Prado, Madrid, Espagne
Photo haute densité : Musée du Prado
Détails photographiques : SaGaBardon
Description générale
Cette peinture, une des plus grandes en dimensions dans la collection du Prado, se caractérise par ses coloris – dans lesquels ressortent les jaunes, rouges et violets –, par son mouvement et son faste.
Bien qu'elle soit une des plus spectaculaires et foisonnantes de Rubens, elle est clairement organisée, avec un axe diagonal qui part symboliquement de l'Enfant Jésus et arrive jusqu'à l'angle opposé, à l'extrême supérieur droit. Tout aussi symboliquement, le peintre situe dans le visage de l'Enfant le foyer de lumière qui éclaire toute la scène.
Dans la frange ajoutée à droite, Rubens a intégré son autoportrait. Il s'est représenté à cheval, avec une épée et une chaîne d'or, reflétant de la sorte la condition nobiliaire que Philippe IV lui avait concédée en 1624. C'est la seule fois qu'il intégra son autoportrait non équivoque dans une peinture narrative.
Source : Wikipédia
Rubens venait de rentrer d'Italie quand il reçut de la Ville d'Anvers, en 1609, la commande de l'Adoration des Mages, avec laquelle la Ville souhaitait décorer la salle où les représentants d'Espagne et des Provinces Unies des Pays-Bas avaient signé la Trêve de Douze Ans. Trois ans plus tard, Anvers offrit l'œuvre à Rodrigo Calderón, ambassadeur extraordinaire du roi d'Espagne. Après sa disgrâce et son exécution, la peinture fut confisquée par la Couronne en 1621. En 1628-1629, pendant son second séjour en Espagne, Rubens décida de retravailler le tableau.
L'Adoration des Mages fut peinte pour le salon où venait d'être signée, en avril 1609, la Trêve de Douze Ans entre l'Espagne et les provinces protestantes dissidentes du nord des Pays-Bas. La trêve apporta une interruption temporaire à la guerre atroce qui, depuis 40 ans, plongeait dans un bain de sang les villes et les campagnes des Pays-Bas. Le thème du tableau offrait la possibilité d'une interprétation politique : les rois, gouvernants de leur époque, viennent rendre hommage au Christ, Prince de la Paix, et apportent avec eux la santé et le bien-être.
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
Description des détails iconographiques
002. Les Rois Mages Adorant l'Enfant Jésus

"Rubens a peint l'Adoration des Mages comme un nocturne. Saint Joseph et la Vierge apparaissent à l'entrée d'un temple en ruines, qui symbolise l'extinction de l'ancien régime païen et l'annonce de la nouvelle Loi, pour présenter l'Enfant Jésus aux trois Mages. Selon Saint Mathieu (le seul évangéliste qui rapporte leur visite), il s'agissait d'hommes sages venus d'Orient, mais pour Rubens (comme pour une grande partie des peintres occidentaux) c'était des Rois. Ils portent de magnifiques vêtements royaux, brodés d'or et doublés de fourrure, ainsi que des bijoux précieux, et sont accompagnés d'une suite royale de pages, soldats et esclaves.
Rubens amplifia et modifia son tableau entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne. Mais il ne se limita pas à peindre les nouvelles parties du tableau. La demande de l'agrandir lui donna l'opportunité d'observer son travail antérieur avec un regard critique et de le réviser en accord avec sa vision artistique de la fin de la décade de 1620. Les changements qu'il introduisit apparaissent avec évidence en comparant le tableau tel qu'il nous apparaît aujourd'hui avec le document radiographique et avec une copie, toujours disponible, réalisée avant l'amplification.
Il changea le profil de la Vierge, la dotant d'un visage plus plein, et remplaça le gris pâle de sa tunique par un bleu foncé. Il introduisit aussi de petites modifications dans les personnages, rectifiant légèrement leurs attitudes ou les détails de leurs vêtements. Dans le cas du roi noir, il changea l'aspect de l'encensoir, apparemment pour qu'il se détache moins."
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
003. L'Enfant Jésus jouant avec les pièces d'or.

Rubens a mis un accent particulier sur les présents qu'apportent les trois Rois Mages. Le roi qui est agenouillé offre un récipient d'or rempli de monnaies; l'Enfant, curieux, prend l'une d'entre elles. On interprète le cadeau de l'or comme représentant la majesté du Christ, mais l'Enfant saisit la monnaie comme s'il s'agissait de la Forme Sacrée. C'est peut-être une allusion intentionnelle à sa mission sacerdotale, qui est aussi évoquée par l'étole accrochée à un côté de la couche.
Les tableaux sur l'Adoration des Mages présentaient un attrait spontané pour les gouvernants, spécialement les plus pieux, parmi lesquels se trouvait indiscutablement Philippe IV. Les Médicis de Florence, qui devaient leur spectaculaire ascension politique à leurs activités de banquiers et à leur réseau de parrainage ancré dans leur extraordinaire richesse, commandèrent plusieurs tableaux de l'Adoration des Mages à Benozzo Gozzoli, Boticelli et Filippo Lippi; dans certains de ces tableaux, les rois ont les traits de membres de la famille.
Les offrandes des mages à l'Enfant Jésus procurent une justification religieuse à leur richesse et à leur ascension au pouvoir : si les Médicis employaient leur capital au bénéfice de l'Eglise, leur importance politique s'en trouverait légitimée. Louis XIII de France lui-même, beau-frère de Philippe IV, s'était fait représenter comme un des rois dans l'Adoration des Mages de Justus d'Egmont (Paris, Musée du Louvre). L'Adoration de Rubens fut accrochée au Palais Royal de Madrid.
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
004. Les anges chantant "Gloria in excelsis Deo"

Dans la bande ajoutée dans la partie supérieure, que Rubens amplifia entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne, il a peint un ciel matinal, accentuant la transition de la nuit au jour à travers le tableau, et consolidant le thème de l'Epiphanie comme nouvelle aube historique. Les deux anges, qui donnent à l'événement un caractère joyeux et surnaturel, ont également été ajoutés à ce moment.
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
005. Le militaire du XVIIème siècle, croyant ou ambitieux ?

Le spectateur sceptique se demande : Ce soldat supposé croyant, il s'intéresse à l'Enfant Jésus ou à l'or que celui-ci reçoit et avec lequel il joue ?
Le spectateur croyant répond : Ce soldat du XVIIème, sincèrement croyant, dont la mission est de rétablir la paix dans les Pays-Bas, est en attitude d'adoration devant l'enfant Jésus et écoute attentivement le message que chantent les anges : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux humains de bonne volonté".
006. Les esclaves des Rois Mages

Les deux esclaves musclés, aux réminiscences formelles et thématiques de Michel Ange, portent les offrandes les plus volumineuses et les plus lourdes des Rois Mages.
L'évident effort surhumain des deux esclaves, sous le poids des charges qu'ils transportent, fait penser que Rubens veut attirer l'attention des destinataires de son œuvre sur la condition asservissante des travaux serviles, aussi bien à l'époque de Jésus qu'à sa propre époque.
007. Addition de 1628-1629 dans la partie droite du tableau.

Dans la partie extrême droite du tableau, que son auteur agrandit entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne, Rubens ajouta, en bas, le portrait de son jeune assistant avec son cheval et, vers le milieu, là où arrive une lumière qui provient de l'Enfant Jésus et illumine le visage d'un personnage du XVIIème siècle, son propre portrait de croyant.
Il s'est représenté de dos, pour faire comprendre qu'il considère déjà terminée sa nouvelle intervention créative. Cependant, un puissant mouvement intérieur l'oblige à tourner son visage pour contempler l'enfant Jésus nouveau-né et pour observer les améliorations qu'il vient d'apporter au fond et à la forme de l'œuvre qu'il avait réalisée quelque 20 ans plus tôt.
Des gigantesques chameaux et des serviteurs avec des torches occupent la partie supérieure de ce côté droit ajouté à la composition.
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
008. Autoportrait de Rubens avec son assistant

Dans la même partie extrême droite du tableau, que Rubens agrandit entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne, il ajouta, dans la partie inférieure, le portrait de son jeune assistant avec son cheval; dans la partie intermédiaire il peignit son propre portrait, de dos mais se retournant pour regarder, comme s'il observait le tableau qu'il avait réalisé quelque 20 ans plus tôt. Le reste supérieur de ce côté de la composition est occupé par des gigantesques chameaux et des serviteurs avec des torches (voir l'image précédente).
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
009. Autoportrait de Rubens sur son cheval blanc

Dans la partie intermédiaire de la frange verticale ajoutée au tableau à son extrême droite, entre 1628 et 1629, Rubens a peint son autoportrait de croyant.
Il s'est représenté de dos comme s'il partait, pour faire comprendre qu'il considère terminée sa nouvelle intervention créative; néanmoins, obéissant à une forte impulsion intérieure, il tourne son visage pour regarder l'Enfant Jésus nouveau-né, dont la lumière éclaire la foi du croyant, visible dans le regard attentif du peintre, qui en outre semble observer, à la lumière qui émane de l'Enfant, les améliorations qu'il a introduites dans l'œuvre qu'il avait réalisée quelque 20 ans plus tôt.
Rubens chevauche un cheval blanc, symbole de paix. La paix, il le sait bien en tant que peintre à succès et agent de la réconciliation, apporte avec elle la prospérité.
C'est le thème central des représentations de Rubens et il est associé à son intense et déjà longue activité de diplomate, au cours de laquelle il consacra d'importants efforts pour conduire les états belligérants à la réconciliation.
010. L'assistant de Rubens avec son cheval brun

Dans la partie inférieure de la frange verticale droite du tableau, que Rubens ajouta entre 1628 et 1629, pendant son second voyage en Espagne, il composa le portrait de son jeune assistant, caressant la crinière noire de sa fougueuse monture brun foncé.
Le jeune homme est habillé de bleu, comme Marie, la mère de Jésus, et comme le Roi Mage noir. Bleu aussi, bien que moins intense, est le pagne qui couvre les hanches de l'esclave qui porte un pesant coffre sur sa nuque. Et bleues aussi les bordures du vêtement du petit page agenouillé derrière le roi qui offre l'or à Jésus.
Ces vêtements bleus forment un losange parfait dans la partie primitive du tableau, celle qui termine avec les hanches de l'esclave qui porte un pesant coffre sur sa nuque, et un losange déformé vers la droite si on considère le tableau agrandi.
Rubens a voulu contraster la couleur bleue du pourpoint de son assistant avec la couleur rouge de son propre pourpoint. Il a aussi contrasté la couleur sombre de la monture de son assistant avec la couleur blanche de sa propre monture. Il convient d'en induire que Rubens souhaite être considéré comme un artiste qui préfère l'Amour à la haine et la Paix à la guerre.
011. Joseph, dans l'ombre, protège et admire les siens

Saint Joseph est derrière la Vierge, à peine esquissé, mais avec un geste d'émerveillement devant les événements. Son rôle n'est pas ici celui d'un personnage central, mais il s'intègre dans un épisode de la Sainte Famille, qui est son contexte naturel, avec un rôle secondaire, de telle sorte que, en employant la terminologie de Barrera, 2000, on peut parler d'une image liée à la narration plutôt qu'à la dévotion.
Au XVIIème siècle, l'image de Saint Joseph s'intègre au cycle marial sous l'influence des jésuites (Duchet-Suchaux et Pastoureau, 1996). Bien qu'on le réinsère dans les épisodes narratifs de la Vierge et de l'Enfant, on le met en valeur comme époux de la Vierge et père de Jésus avec toute la solennité de son personnage.
Logiquement, l'effigie de Saint Joseph fut plus fréquemment représentée avec la Sainte Famille que de façon individuelle. Dans ce contexte, il y a des images où le saint est la figure centrale et d'autres où il fait partie d'un épisode avec un rôle secondaire, de façon à ce qu'on puisse parler d'images de dévotion et d'images de narration (Barrera, 2000). Parmi les premières on trouve : Saint Joseph et l'Enfant, Les Songes de Saint Joseph, Le Couronnement et la Mort de Saint Joseph, et parmi les images narratives : Les Noces de la Vierge, La Visitation, La Nativité, L'Adoration des Mages ou Epiphanie, La Fuite en Egypte, La Présentation de Jésus au Temple et La Circoncision.
En relation avec les vêtements du saint, Roig (1950) signale que, à l'époque médiévale, il porte le costume des artisans (tunique courte et ceinturée) et dans l'épisode de La Fuite en Egypte il porte un costume de voyage (cape et turban ou chapeau à bords larges). Plus tard, il apparaît avec une tunique longue et un manteau croisé.
Source : Br. Marylena Luna C. : La iconografía de San José en la colección de pintura del Museo de Arte colonial de Mérida, Mérida, Juin 2001
012. Les cadeaux des trois rois sont l'or, l'encens, la myrrhe

En accord avec la tradition picturale, Rubens représente les trois rois de races différentes : on interprétait que les rois signifiaient les nations de la Terre reconnaissant le Christ comme Roi universel et personnifiaient les trois continents connus, l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Dans les Pays-Bas, il était courant de donner aux rois des âges différents, pour évoquer le fait qu'ils représentaient les Trois Ages de l'Homme, en mettant ainsi en évidence à nouveau la nature représentative et universelle de leur hommage.
Rubens a mis un accent particulier sur les présents qu'ils apportent. Le roi qui est agenouillé offre un récipient en or plein de monnaies; l'Enfant, curieux, prend l'une d'entre elles.
On interprète le cadeau de l'or comme représentant la majesté du Christ, mais l'Enfant saisit la monnaie comme s'il s'agissait de la Sainte Hostie. C'est peut-être une allusion intentionnelle à sa mission sacerdotale, qui est aussi évoquée par l'étole accrochée à un côté de la couche.
Le roi noir porte un encensoir comme reconnaissance de la divinité de l'Enfant, et à côté de lui un page souffle sur les braises pour les maintenir allumées.
Le roi qui est debout, habillé d'une spectaculaire tunique de soie écarlate, comme un vénérable sénateur vénitien, porte une boîte en or pleine de myrrhe, une essence de sève d'arbre qui s'utilisait pour embaumer les morts, ce qui est interprété comme une allusion au futur sacrifice et à la mort du Christ.
Source : Gabriele Finaldi, directeur adjoint de conservation du Prado, commentaire sur cette œuvre au moment de sa restauration, entre 2000 et 2002.
013. Soldat croyant vs. soldat incrédule ?

Le soldat du XVIIème siècle présumé croyant est en attitude d'adoration, tandis que son compagnon, le soldat présumé incrédule, est en attitude de méfiance et à la gauche de deux témoins historiques indifférents.
Un de ces deux indifférents et le soldat incrédule écartent leurs regards de la scène de l'Adoration, pendant que l'autre, à la barbe abondante et désordonnée, dirige son regard interrogatif vers nous, les destinataires actuels du message ouvert et pluriel du tableau de Rubens.
L'iconologie de "L'Adoration des Rois Mages" de Rubens n'est pas fermée et singulière mais ouverte et plurielle.
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07.01.14 | 13:22. Archivado en Europa, Semántica, Pragmática, Poética, Hispanobelgas, España, Sociogenética,Convivencias europeas, Pro pace, Religiones, Pintura, Fotografía, Geopolítica, Ecumenismo, Bélgica
17:38 Écrit par SaGa Bardon dans Actualidad
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