domingo, septiembre 08, 2013

Le Père général jésuite juge abusive l'intervention militaire annoncée en Syrie


 

Surprise devant le comportement illégal et inhumain des Etats-Unis et de la France. J'avoue, je dois le dire, ne pas comprendre qui a donné l'autorisation aux Etats-Unis ou à la France d'agir contre un pays d'une manière qui, sans nul doute, ajoutera aux souffrances d'une population qui a déjà souffert plus qu'il n'est imaginable.
Appui à l'action du Pape contre l'action punitive annoncée. Nous jésuites, nous appuyons l'action du Saint Père à 100% et désirons du fond de notre cœur que l'action punitive annoncée n'ait pas lieu.
Un abus de pouvoir des Etats-Unis.Avec tout le respect que j'ai pour le peuple des Etats-Unis, je crois que l'usage précis de la force qui se prépare actuellement est en lui-même un abus de pouvoir. Les Etats-Unis d'Amérique doivent cesser d'agir et de réagir comme s'ils étaient le « grand frère » d'un quartier qui s'appellerait le monde. Une telle attitude conduit inévitablement à des abus, à des chocs violents et à des démonstrations de force devant les membres les plus faibles de la communauté.
Les Etats-Unis sont en train de provoquer une crise de confiance quant à leur véracité et à la rectitude de leurs intentions. Si des armes chimiques ont été utilisées, il faut encore satisfaire à l'obligation de montrer au monde, de manière claire, que cet usage est le fait d'un côté du conflit, et non pas de l'autre... Il faut démontrer au monde qu'il en est ainsi, sans laisser quelque doute que ce soit, afin que le monde puisse faire confiance à ce pays. Cette confiance n'existe pas actuellement, et les spéculations ont déjà commencé sur les visées ultérieures que les Etats-Unis pourraient avoir dans ce projet d'intervention.
L'intervention punitive annoncée augmentera la souffrance des victimes innocentes.Il faudrait que les moyens considérés comme appropriés pour punir l'abus commis à l'origine (une fois que l'on a montré que tel est bien ce qui s'est passé) ne blessent pas à nouveau les mêmes personnes, déjà victimes. L'expérience du passé nous apprend que cela est impossible (quand bien même on désignerait les victimes par l'euphémisme « dommages collatéraux »). Le résultat est qu'augmente la souffrance des citoyens ordinaires innocents et étrangers au conflit... Il est très préoccupant que, au nom de la justice, nous planifiions une attaque qui va augmenter la souffrance des victimes.
Nous sommes atterrés par la barbarie vers laquelle nous conduisent deux pays que nous admirons. Ce qui me soucie le plus est que précisément ce pays, que j'admire sincèrement, soit proche de commettre une grande erreur. Et je pourrais dire quelque chose de semblable à propos de la France... Que ce soit ces deux pays qui s'unissent aujourd'hui pour une aventure aussi horrible est l'un des éléments de la colère éprouvée en bien des pays du monde... ce qui nous atterre, c'est la barbarie vers laquelle nous sommes conduits.
Nous partageons le sentiment d'urgence du Pape. Le Saint Père prend des mesures extraordinaires pour nous rendre conscients de l'urgence du moment. Avoir déclaré la journée du 7 septembre comme temps de jeûne pour la paix en Syrie est une mesure extraordinaire, et nous voulons nous unir à cette initiative.
Il me paraît inconcevable et inacceptable que deux pays chrétiens se proposent de soumettre à nouveau le monde à la loi de la jungle. Il m'est très difficile d'accepter qu'un pays qui se considère chrétien - ou en tout cas qui fait référence à ce nom - ne puisse envisager que l'action militaire lorsqu'il se trouve face à une situation de conflit, au risque de conduire le monde, à nouveau, vers la loi de la jungle.
-oOo-
Interview avec le Père Général sur la Syrie et la paix
04 septembre 2013
Q. Le Saint Père est sorti du protocole habituel pour parler en faveur de la paix en Syrie. Que pensez-vous de ce sujet ?
R. Je n'ai pas l'habitude de commenter les situations internationales ou les affaires politiques. Mais, dans le cas présent, nous sommes devant une situation humanitaire qui déborde les limites normales pouvant justifier le silence. J'avoue, je dois le dire, ne pas comprendre qui a donné l'autorisation aux Etats-Unis ou à la France d'agir contre un pays d'une manière qui, sans nul doute, ajoutera aux souffrances d'une population qui a déjà souffert plus qu'il n'est imaginable. La violence ou les interventions violentes comme celles qui se préparent ne sont justifiables que comme des moyens ultimes utilisés d'une manière telle qu'ils n'atteignent que les seuls coupables. Dans le cas d'un pays, cela est totalement impossible, et c'est pourquoi ce recours à la force m'est totalement inacceptable. Nous jésuites, nous appuyons l'action du Saint Père à 100% et désirons du fond de notre cœur que l'action punitive annoncée n'ait pas lieu.
Q. Mais le monde n'a-t-il pas la responsabilité de faire quelque chose contre ceux qui abusent de leur pouvoir par des actions contre leur propre peuple, comme dans le cas d'un gouvernement qui utilise les armes chimiques dans un conflit ?
R. Cette demande recouvre trois questions, qu'il convient de séparer clairement.
La première porte sur le fait que tout abus de pouvoir doit être condamné et rejeté. Avec tout le respect que j'ai pour le peuple des Etats-Unis, je crois que l'usage précis de la force qui se prépare actuellement est en lui-même un abus de pouvoir. Les Etats-Unis d'Amérique doivent cesser d'agir et de réagir comme s'ils étaient le « grand frère » d'un quartier qui s'appellerait le monde. Une telle attitude conduit inévitablement à des abus, à des chocs violents et à des démonstrations de force devant les membres les plus faibles de la communauté.
La deuxième est que, si des armes chimiques ont été utilisées, il faut encore satisfaire à l'obligation de montrer au monde, de manière claire, que cet usage est le fait d'un côté du conflit, et non pas de l'autre. Il ne suffit pas qu'un membre du gouvernement du pays qui désire attaquer dise qu'il en a la conviction. Il faut démontrer au monde qu'il en est ainsi, sans laisser quelque doute que ce soit, afin que le monde puisse faire confiance à ce pays. Cette confiance n'existe pas actuellement, et les spéculations ont déjà commencé sur les visées ultérieures que les Etats-Unis pourraient avoir dans ce projet d'intervention.
La troisième est que les moyens considérés comme appropriés pour punir l'abus commis à l'origine (une fois que l'on a montré que tel est bien ce qui s'est passé) ne blessent pas à nouveau les mêmes personnes, déjà victimes. L'expérience du passé nous apprend que cela est impossible (quand bien même on désignerait les victimes par l'euphémisme « dommages collatéraux »). Le résultat est qu'augmente la souffrance des citoyens ordinaires innocents et étrangers au conflit. Nous savons tous que le grand souci des sages et des fondateurs religieux de toutes les traditions et cultures est : « comment alléger la souffrance humaine ? » Il est très préoccupant que, au nom de la justice, nous planifiions une attaque qui va augmenter la souffrance des victimes.
Q. Vous n'êtes pas particulièrement dur contre les Etats-Unis ?
R. Je ne le crois pas. Je n'ai aucun préjugé contre ce grand pays et, en ce moment même, je travaille avec des jésuites de ce pays dont j'estime beaucoup les avis et l'aide. Je n'ai jamais eu de sentiments négatifs à l'égard des Etats-Unis, un pays que j'admire énormément pour beaucoup de raisons, parmi lesquelles son ardeur au travail, sa spiritualité et sa pensée. Ce qui me soucie le plus est que précisément ce pays, que j'admire sincèrement, soit proche de commettre une grande erreur. Et je pourrais dire quelque chose de semblable à propos de la France : un pays qui a été un véritable guide pour l'esprit et l'intelligence, qui a contribué de grande manière à la civilisation et la culture, et qui est maintenant tenté de conduire l'humanité à faire marche arrière vers la barbarie, et cela en contradiction ouverte avec tout ce qu'il a représenté durant bien des générations. Que ce soit ces deux pays qui s'unissent aujourd'hui pour une aventure aussi horrible est l'un des éléments de la colère éprouvée en bien des pays du monde. Ce n'est pas le fait d'attaquer que nous craignons ; ce qui nous atterre, c'est la barbarie vers laquelle nous sommes conduits.
Q. Et pourquoi parler ainsi maintenant ?
R. Parce que le problème se pose maintenant. Parce que le Saint Père prend des mesures extraordinaires pour nous rendre conscients de l'urgence du moment. Avoir déclaré la journée du 7 septembre comme temps de jeûne pour la paix en Syrie est une mesure extraordinaire, et nous voulons nous unir à cette initiative. Nous pouvons nous rappeler que, dans un passage de l'Evangile, les disciples n'étaient pas parvenus à libérer un jeune du mauvais esprit, et Jésus leur dit : « Ce type d'esprit ne peut sortir que par la prière et le jeûne ». Il m'est très difficile d'accepter qu'un pays qui se considère chrétien - ou en tout cas qui fait référence à ce nom - ne puisse envisager que l'action militaire lorsqu'il se trouve face à une situation de conflit, au risque de conduire le monde, à nouveau, vers la loi de la jungle.
08.09.13 | 19:49. Archivado en Pro paceÉticaPro justitia et libertateGeopolíticaJesuitas

sábado, septiembre 07, 2013

El Padre General jesuita juzga abusiva la anunciada intervención militar en Siria

El Padre General jesuita juzga abusiva la anunciada intervención militar en Siria

 

Sorpresa ante el comportamiento ilegal e inhumano de EE UU y Francia:Confieso que no entiendo quién ha dado autorización a los Estados Unidos o a Francia para actuar contra un país de una manera que sin duda aumentará el sufrimiento de una población que ya ha sufrido más de la cuenta.
Apoyo a la acción del Papa contra la anunciada acción punitiva: Nosotros, los Jesuitas, apoyamos la acción del Santo Padre al 100% y deseamos del fondo de nuestro corazón que la anunciada acción punitiva no tenga lugar.
Un abuso de poder de los EE UU: Con todo respeto por el pueblo Norteamericano, creo que este concreto uso del poder que se está preparando constituye en sí mismo un abuso de poder. Los Estados Unidos de América tienen que dejar de actuar y reaccionar como el chico Grande en el barrio del mundo. Esto lleva inevitablemente al abuso, el atropello y el "matonismo" sobre los miembros más débiles de la Comunidad.
EE UU está provocando una crisis de confianza sobre su veracidad y sobre la rectitud de sus intenciones: Si ha habido uso de armas químicas, todavía nos queda la obligación de mostrar al mundo de una manera clara que un lado del conflicto, y no el otro, las han usado... Hay que demostrar al mundo que esto es así, sin lugar a dudas, para que el mundo pueda confiar en este país. Esta confianza no se da actualmente, y han comenzado ya las especulaciones sobre ulteriores motivos que pueda tener USA en su proyectada intervención.
La intervencón punitiva anunciada aumentará el sufrimiento de las víctimas inocentes: Que los medios considerados adecuados para castigar el abuso, no dañen a las mismas víctimas del primer abuso, una vez se haya demostrado que esto es lo que ha sucedido. La experiencia del pasado nos dice que esto es imposible (aunque se llame a las víctimas con el eufemismo de "daño colateral") y los resultados son que aumenta el sufrimiento de los ciudadanos ordinarios inocentes y ajenos al conflicto... Es muy preocupante que en nombre de la justicia planifiquemos un ataque que va a aumentar el sufrimiento de las víctimas.
Nos aterra la barbarie a la que somos conducidos por dos países que admiramos: Lo que más me preocupa es que precisamente este país, que yo admiro sinceramente, está al borde de cometer un gran error. Y podría decir algo parecido sobre Francia... Que estos dos países se unan ahora para una medida tan horrenda es parte de la ira de tantos países en el mundo... nos aterra la barbarie a la que somos conducidos.
Compartimos el sentimiento de urgencia del Papa: El Santo Padre está tomando medidas extraordinarias para hacernos conscientes de la urgencia del momento. El haber declarado el día 7 de Septiembre como día de ayuno por la paz en Siria es una medida extraordinaria y nosotros queremos unirnos a ella.
Me parece inconcebible e inaceptable que dos países cristianos se propongan someter de nuevo el mundo a la ley de la jungla: A mí me resulta dificilísimo aceptar que un país, que se considera, al menos nominalmente, cristiano no pueda concebir una medida que no sea una acción militar en una situación de conflicto y con ello puede llevar al mundo, de nuevo, a la ley de la jungla.
-oOo-
Entrevista con el Padre General sobre Siria y la paz
04 septiembre 2013
Q. El Santo Padre ha salido de su protocolo normal para hablar en pro de la Paz en Siria. ¿qué piensa Usted al respecto?
R. No tengo costumbre de comentar sobre situaciones internacionales o de carácter político. Pero en el caso presente estamos frente a una situación Humanitaria que supera los límites normales que recomendarían el silencio. Y tengo que decir que confieso que no entiendo quién ha dado autorización a los Estados Unidos o a Francia para actuar contra un país de tal modo que sin duda aumentará el sufrimiento de una población que ya ha sufrido más de la cuenta. La violencia o acciones violentas, como la que se está preparando, solamente son justificables como último recurso y de tal manera que solamente los culpables reciban daño. En el caso de un país, esto resulta totalmente imposible y por lo tanto, a mí me resulta totalmente inaceptable. Nosotros, Jesuitas, apoyamos la acción del Santo Padre al 100% y deseamos del fondo de nuestro corazón que la anunciada acción punitiva no tenga lugar.
Q. ¿Pero, no tiene el mundo la responsabilidad de hacer algo contra los que abusan del Poder contra su propio pueblo, como en el caso de un Gobierno que usa armas químicas en un conflicto?
R. Tenemos en esta pregunta tres cuestiones, que conviene separar claramente. La primera tiene que ver con el hecho que todo abuso de poder ha de ser condenado y rechazado. Y, con todo respeto por el pueblo Norteamericano, creo que este concreto uso del poder que se está preparando constituye en sí mismo un abuso de poder. Los Estados Unidos de América tienen que dejar de actuar y reaccionar como el chico Grande en el barrio del mundo. Esto lleva inevitablemente al abuso, el atropello y el "matonismo" sobre los miembros más débiles de la Comunidad.
La segunda, es que, si ha habido uso de armas químicas, todavía nos queda la obligación de mostrar al mundo de una manera clara que un lado del conflicto, y no el otro, las han usado. No basta con que algún miembro del gobierno del país que quiere atacar diga que está convencido. Hay que demostrar al mundo que esto es así, sin lugar a dudas, para que el mundo pueda confiar en este país. Esta confianza no se da actualmente, y han comenzado ya las especulaciones sobre ulteriores motivos que pueda tener USA en su proyectada intervención.
Y la tercera, que los medios considerados adecuados para castigar el abuso, no dañen a las mismas víctimas del primer abuso, una vez se haya demostrado que esto es lo que ha sucedido. La experiencia del pasado nos dice que esto es imposible (aunque se llame a las víctimas con el eufemismo de "daño colateral") y los resultados son que aumenta el sufrimiento de los ciudadanos ordinarios inocentes y ajenos al conflicto. Todos sabemos que la gran preocupación de los Sabios y Fundadores Religiosos de todas las tradiciones y culturas era "¿cómo reducir el sufrimiento humano?" Es muy preocupante que en nombre de la justicia planifiquemos un ataque que va a aumentar el sufrimiento de las víctimas.
Q. ¿No es Usted especialmente duro con los Estados Unidos?
R. No lo creo. No he tenido nunca prejuicios sobre este Gran País y ahora mismo trabajo con algunos Jesuitas de allá cuya opinión y cuyos servicios valoro grandemente. Nunca he tenido sentimientos negativos frente a los USA, un país que yo admiro enormemente por muchas razones, incluyendo en ellas su dedicación, espiritualidad y pensamiento. Lo que más me preocupa es que precisamente este país, que yo admiro sinceramente, está al borde de cometer un gran error. Y podría decir algo parecido sobre Francia: Un país que ha sido un verdadero líder en esprit, inteligencia, y que ha contribuido en gran manera a la Civilización y a la Cultura y que está ahora tentada a conducir a la Humanidad hacia atrás, a la Barbarie, en abierta contradicción con todo lo que ha simbolizado a lo largo de muchas generaciones. Que estos dos países se unan ahora para una medida tan horrenda es parte de la ira de tantos países en el mundo. No tenemos miedo al ataque; nos aterra la barbarie a la que somos conducidos.
Q. ¿Y por qué hablar así ahora?
R. Porque el problema es ahora. Porque el Santo Padre está tomando medidas extraordinarias para hacernos conscientes de la urgencia del momento. El haber declarado el día 7 de Septiembre como día de ayuno por la paz en Siria es una medida extraordinaria y nosotros queremos unirnos a ella. Podemos recordar que en un momento en el Evangelio los discípulos no pudieron liberar a un joven del mal espíritu y Jesús les dijo: "Este tipo de espíritus no se pueden echar si no es con oración y ayuno" A mí me resulta dificilísimo aceptar que un país, que se considera, al menos nominalmente, cristiano no pueda concebir una medida que no sea una acción militar en una situación de conflicto y con ello puede llevar al mundo, de nuevo, a la ley de la jungla.
-oOo-

viernes, septiembre 06, 2013

Que no se repita en Siria el trágico error de Irak


En este caso como en todos los casos análogos de intervención exterior, para corregir los crímenes de lesa humanidad de un jefe de estado o de un poder soberano, yo doy prioridad al principio fundamental que rige las relaciones diplomáticas no belicistas, que son las únicas inspiradas por una deontología homologable a la luz de los derechos humanos.
Dar la fuerza a la palabra sin dar la palabra a la fuerza.= Donner le pouvoir à la parole sans donner la parole à la force. = Preferring the power of words to the language of force.
En la circunstancia histórica actual, dada la existencia del Tribunal Internacional de La Haya (1), yo creo que es obligatorio el que los estados democráticos reconozcan la función irremplazable de este Tribunal, para juzgar los casos de tipo penal que se presentan en el ejercicio de las responsabilidades soberanas. Si un estado o un Jefe de estado delinque, los estados democráticos deben someterlo a Juicio Internacional, para que sean los jueces internacionales, aplicando las leyes y las analogías existentes en la jurisprudencia, quienes decidan lo que deban decidir y no los detentores de las armas.
Federico Mayor Zaragoza tiene razón al indicar que ésta es la hora h de la justicia internacional, que sólo merece este calificativo si es una Justicia mundial consensuada por todos. Si los poderes fácticos actuales no respetan la urgencia de este momento, la Humanidad seguirá sufriendo el continuismo criminal del uso de la violencia homicida, fuerza ciega que está instalando a la Humanidad en la barbarie del caos.
En la carta abierta que el antiguo director general de la UNESCO dirige a Obama hay dos niveles: el de las medidas urgentes concretas en el caso de Siria y el de la reforma de las Naciones Unidas, para su mejor funcionamiento como foro supremo de la convivencia mundial.
Medidas urgentes concretas en en el caso de Siria
Un nuevo ataque sin esperar a conocer el veredicto de los inspectores de las Naciones Unidas constituiría un nuevo y ensangrentado desaire a sus competencias.
“Hay sólo una salida de emergencia: ¡las Naciones Unidas re-unidas!” = “¿Siria? Unas Naciones Unidas unánimemente respetadas, la única solución”.
La Asamblea General debe designar unánimemente a un interlocutor para establecer los contactos oportunos con el gobierno de El Assad, y llegar a los acuerdos pertinentes gracias a la inmensa autoridad que esta representación le concedería.
Presidente Obama: actúe con las Naciones Unidas. Sólo usted podría, con el apoyo presencial y virtual de un gran clamor popular, repetir, en su segundo mandato, la hazaña del Presidente Roosevelt… pero contando ahora con la gente, con los pueblos.
No intervenga antes de conocer por las Naciones Unidas –y no por otros desacreditados conductos de inteligencia- quiénes son los responsables. Y no lo haga sin contar con la aprobación del Consejo de Seguridad. Sería una gran decepción y constituiría una nueva irresponsabilidad
Antes de disparar, señor Presidente, mire a quienes le están induciendo a apretar el gatillo. Piense en la “gente” de ambos bandos. Y no lo haga.
Presidente Obama: tiene usted hoy la oportunidad de iniciar la gran inflexión desde la oligarquía a la democracia, de una cultura de dominio, imposición y violencia a una cultura de conciliación, alianza y paz. De la fuerza a la palabra.
Aprovéchela.
Reforma de las Naciones Unidas
Propondría dos fases en el proceso de “refundación” del Sistema de las Naciones Unidas: una, inmediata, en que la Asamblea General designara unánimemente a un interlocutor para establecer los contactos oportunos con el gobierno de El Assad, y llegar a los acuerdos pertinentes gracias a la inmensa autoridad que esta representación le concedería.
En una segunda fase, se establecería una Asamblea General en la que hubiera una representación de Estados equivalente al 50% de sus miembros y el otro 50% estuviera integrado por representantes de la sociedad civil. Además, al actual Consejo de Seguridad, sin veto pero con voto ponderado, se añadirían un Consejo Socioeconómico y un Consejo Medioambiental.
-oOo-
Presidente Obama: no repetir en Siria el trágico error de Irak
Carta abierta de Federico Mayor Zaragoza al presidente Obama.
viernes, 6 de septiembre de 2013
Desde hace años –con el horrendo balance de la indebida invasión de Irak en la memoria y el corazón, y ante el obsceno espectáculo, después, del asesinato de Gaddafi- vengo insistiendo en que es indispensable y urgente una refundación del Sistema de las Naciones Unidas. Un nuevo ataque sin esperar a conocer el veredicto de los inspectores de las Naciones Unidas –como sucedió en el caso de Irak con la mentirosa suposición de que el régimen de Saddam Hussein poseía “arsenales de destrucción masiva”- constituiría un nuevo y ensangrentado desaire a sus competencias.
“Hay sólo una salida de emergencia: ¡las Naciones Unidas re-unidas!” (escribía en abril de 2011).
“¿Siria? Unas Naciones Unidas unánimemente respetadas, la única solución” ( escribía el 13 de febrero de 2012).
Proponía dos fases en el proceso de “refundación” del Sistema de las Naciones Unidas: una, inmediata, en que la Asamblea General designara unánimemente a un interlocutor para establecer los contactos oportunos con el gobierno de El Assad, y llegar a los acuerdos pertinentes gracias a la inmensa autoridad que esta representación le concedería.
En una segunda fase, se establecería una Asamblea General en la que hubiera una representación de Estados equivalente al 50% de sus miembros y el otro 50% estuviera integrado por representantes de la sociedad civil. Además, al actual Consejo de Seguridad, sin veto pero con voto ponderado, se añadirían un Consejo Socioeconómico y un Consejo Medioambiental.
Occidente –por las ambiciones hegemónicas globalizadoras que favorecieron la plutocracia y el mercado- ha perdido autoridad y legitimidad. Carece de liderazgo político y moral. Europa, arredrada, amilanada, con un sistema de seguridad dependiente, obcecada por las primas de riesgo y los equívocos “repuntes económicos”, no ha sabido jugar el “alto papel que le corresponde en las crisis, enfrentamientos y convulsiones recientes” (24 de agosto de 2013).
Presidente Obama: actúe con las Naciones Unidas. Sólo usted podría, con el apoyo presencial y virtual de un gran clamor popular, repetir, en su segundo mandato, la hazaña del Presidente Roosevelt… pero contando ahora con la gente, con los pueblos.
No intervenga antes de conocer por las Naciones Unidas –y no por otros desacreditados conductos de inteligencia- quiénes son los responsables. Y no lo haga sin contar con la aprobación del Consejo de Seguridad. Sería una gran decepción y constituiría una nueva irresponsabilidad bombardear con unos cuantos misiles lanzados desde portaviones para demostrar al gobierno sirio la fuerza occidental, sin importar los “efectos colaterales” –que nunca han importado al “gran lobby”- y sin saber a ciencia cierta a quién se está beneficiando (porque poquísimo se sabe sobre la “oposición” y lo que se sabe no es todo trigo limpio).
Antes de disparar, señor Presidente, mire a quienes le están induciendo a apretar el gatillo. Piense en la “gente” de ambos bandos. Y no lo haga.
Presidente Obama: tiene usted hoy la oportunidad de iniciar la gran inflexión desde la oligarquía a la democracia, de una cultura de dominio, imposición y violencia a una cultura de conciliación, alianza y paz. De la fuerza a la palabra.
Aprovéchela.
PUBLICADO POR FEDERICO MAYOR ZARAGOZA, este 06/09/2013 a las 00:34 en su blog "La fuerza de la palabra"
-oOo-
(1) Establecida en Holanda en 1945, la "Corte Internacional de Justicia" (CIJ), conocida también como Corte de La Haya, es el órgano principal en materia de justicia de las Naciones Unidas, al punto que sus juicios son vinculantes, finales y sin apelación.
Esta corte tiene como función básica resolver las disputas o litigios de los estados o países en cuestión, así como emitir dictámenes y dar a conocer opiniones consultivas sobre temas jurídicos que sean planteados por la Asamblea de las Naciones Unidas o por el Consejo de Seguridad de la ONU. De tal modo, la CIJ no se encarga de litigios personales, particulares o empresariales.
Todos los estados firmantes de la Carta de las Naciones Unidas están comprometidos a obedecer los fallos y sentencias que la Corte Internacional de Justicia emita.
-oOo-
06.09.13 | 18:30. Archivado en SociogenéticaPro paceÉticaGeopolítica

viernes, agosto 16, 2013

Feliz día de la Asunción de María


 

◊ Jesús y María resucitados prefiguran las perspectivas de vidas presente y futura que nos prometen. ◊
Los cristianos creemos en la encarnación del Hijo de Dios en el seno de María de Nazaret. Jesús, hijo de Dios e hijo de María, es para nosotros el Salvador de los seres humanos que siguen su ejemplo. El ejemplo de Jesús consiste en ocuparse integralmente de la salvación de los seres humanos no solamente como seres espirituales sino también como seres corporales.
La fiesta de la Asunción es un buen momento para recordar que la obra redentora de Jesús tiene como finalidad el hacer posible tanto la felicidad humana en nuestra vida presente, no solamente espiritual sino también corporal, como la resurrección del cuerpo con el alma para la vida futura.
Nuestra creencia en la resurrección de Jesús y en la de su madre María es el fundamento de la fe en nuestra propia resurrección.

Esta foto de Enrique Figaredo Alvargonzález S.J., el Obispo de las sillas de ruedas de Camboya, rodeado por un hombre y una mujer disfrutando de sus sillas de ruedas, tras haber escapado a la muerte sembrada por la guerra, nos ayuda a pensar en las perspectivas de vidas presente y futura que nos prometen y prefiguran Jesús y María resucitados.
-oOo-

miércoles, agosto 07, 2013

Si tú te llamas Salvadora o Salvador


 

Si tú te llamas Salvadora o Salvador, vives donde vivas en el planeta Tierra y celebras hoy, como lo hacen muchos andaluces, el día de tu santo, por ser el día de la Transfiguración, te felicito, te abrazo como tocayo y te encargo que, como mensajero de Paz que eres desde tu nombramiento, anuncies a tus semejantes del Mundo entero que su salvación no está en la destrucción mutua sino en la creación solidaria.
Para ver el sentido último de esta vida, siempre corta, por muy larga que parezca al inconsciente que la dilapida, las personas como las sociedades debemos levantarnos por encima del nivel de lo puramente sensible y utilitario. Sólo así logramos alcanzar el nivel de la razón creativa, la única salvadora, inaccesible con la simple mecánica utilitaria.
No te preguntes al hacer algo por ti y por los demás cuanto dinero o cuanto poder te va a aportar lo que hagas. Pregúntate más bien qué nivel de creación vas a lograr para ti y para los demás con tu obra, por sencilla que sea. Será creación a partir del momento que no te olvides ni de ti ni de los demás ni de la obra total que construimos entre todos: tu ciudad, Andalucía, España, Europa, el Mundo, la solidaridad universal que nos salvará a todos.
¡Felicidades, Salvadores!
Los salvadores del planeta Tierra la transfigurarán, porque desean un Mundo donde nunca más pueda repetirse el horror vivido por Hiroshima y Nagasaki.
Imagen: Imagen: La Transfiguración, obra de Rafael Sanzio, 1520
-oOo-
La 'Transfiguración' de Rafael
por William F. Wertz
En 1517 el cardenal Giulio de Medici le encargó a Rafael Sanzio su pintura "La Transfiguración". Según Vasari, cuando Rafael murió el Viernes Santo de 1520 se colocó la pintura, aún inconclusa, "a la cabeza del difunto, en el cuarto donde trabajaba". Giulio Romano terminó la pintura.
Esta pintura de Rafael refleja las ideas de Nicolás de Cusa, expresadas, entre otras obras, en su De visione Dei, De coniecturis, y De filiatione Dei. La pintura se divide verticalmente en tres secciones que representan los tres niveles de la conciencia humana. Mediante el uso de la luz y la sombra, Rafael logra transmitir la cadena de sucesos representados en las tres secciones, como si existiesen simultáneamente en un solo momento eterno.
La sección inferior muestra una escena agitada: una madre y su familia traen a un niño poseído por el demonio, para que lo curen, pero los nueve apóstoles no lo pueden curar. Se muestra a los apóstoles perdidos en la oscuridad, incapaces de curar al niño porque les falta la fe en Cristo en tanto Palabra o Logos encarnado. Al mismo tiempo, una luz divina emana de la figura de Cristo en la sección superior; una luz que, al iluminar la escena inferior, predice la capacidad de Cristo de curar al niño cuando descienda de la montaña, y también las futuras capacidades de los apóstoles. Comparte esta capacidad, en potencia, el espectador, cuya atención está dirigida a Cristo, representado como la solución por los dos apóstoles que lo señalan y por el gesto del niño y otro apóstol, que extienden sus manos hacia Él. Así, Rafael muestra que la fe en el poder de la razón y del amor vence al mal, que no tiene existencia positiva.
En la sección del medio, los tres apóstoles que ascendieron con Cristo al Monte Tabor están cegados por la luz, y retroceden por temor a las repercusiones de la Transfiguración de Cristo y Su identificación como el Hijo de Dios. Sus acciones posteriores demostrarán, sin embargo, que también ellos, al igual que todos nosotros, podemos ser hijos adoptivos de Dios, si armonizamos nuestras mentes con la palabra de Dios.
Rafael muestra a Cristo transfigurado en una nube radiante, elevado para sugerir su posterior resurrección y ascención. La presencia de esta luz divina confirma que Cristo es la Palabra o Logos, mientras que Moisés y Elías aparecen a Su lado para sugerir que Cristo es el Mesías, que ha venido a cumplir la Ley con amor.
Mediante esta extraordinaria composición, Rafael plantea al espectador el reto de que, para ver a Dios, uno debe elevarse por encima del reino de la percepción sensorial y de la lógica deductiva, para entrar en el "tercer cielo" de Cusa, de la razón creativa. Este es el significado de ser hijo adoptivo de Dios.
Fuente: Salvador GARCIA BARDON, Los Salvadores de Marbella deploramos Hiroshima, Qué!, 05/08/2005. 17:27
-oOo-

martes, julio 23, 2013

Respuesta del papa Francisco en la ceremonia de bienvenida – JMJ Río 2013


 


Núcleo de la respuesta del papa Francisco en la ceremonia de bienvenida – JMJ Río 2013
Con esta visita, deseo continuar con la misión pastoral propia del Obispo de Roma de confirmar a sus hermanos en la fe en Cristo, alentarlos a dar testimonio de las razones de la esperanza que brota de él, y animarles a ofrecer a todos las riquezas inagotables de su amor.
Como es sabido, el principal motivo de mi presencia en Brasil va más allá de sus fronteras. En efecto, he venido para la Jornada Mundial de la Juventud. Para encontrarme con jóvenes venidos de todas las partes del mundo, atraídos por los brazos abiertos de Cristo Redentor.
Cristo tiene confianza en los jóvenes y les confía el futuro de su propia misión: “Vayan y hagan discípulos”; vayan más allá de las fronteras de lo humanamente posible, y creen un mundo de hermanos y hermanas.
Pero también los jóvenes tienen confianza en Cristo: no tienen miedo de arriesgar con él la única vida que tienen, porque saben que no serán defraudados.
Al comenzar mi visita a Brasil, soy muy consciente de que, dirigiéndome a los jóvenes, hablo también a sus familias, sus comunidades eclesiales y nacionales de origen, a las sociedades en las que viven, a los hombres y mujeres de los que depende en gran medida el futuro de estas nuevas generaciones.
◊ “Los hijos son la pupila de nuestros ojos”. ¡Qué hermosa es esta expresión de la sabiduría brasileña, que aplica a los jóvenes la imagen de la pupila de los ojos, la abertura por la que entra la luz en nosotros, regalándonos el milagro de la vista!
◊ ¿Qué sería de nosotros si no cuidáramos nuestros ojos? ¿Cómo podríamos avanzar? ◊
Mi esperanza es que, en esta semana, cada uno de nosotros se deje interpelar por esta pregunta provocadora.
◊ La juventud es el ventanal por el que entra el futuro en el mundo y, por tanto, nos impone grandes retos. ◊
Nuestra generación se mostrará a la altura de la promesa que hay en cada joven cuando sepa:
+ ofrecerle espacio;
+ tutelar las condiciones materiales y espirituales para su pleno desarrollo;
+ darle una base sólida sobre la que pueda construir su vida;
+ garantizarle seguridad y educación para que llegue a ser lo que puede ser;
+ transmitirle valores duraderos por los que valga la pena vivir;
+ asegurarle un horizonte trascendente para su sed de auténtica felicidad y su creatividad en el bien;
+ dejarle en herencia un mundo que corresponda a la medida de la vida humana;
+ despertar en él las mejores potencialidades para ser protagonista de su propio porvenir, y corresponsable del destino de todos.
-oOo-
Respuesta del papa Francisco en la ceremonia de bienvenida – JMJ Río 2013
Publicado el 22.07.2013
Palacio de Guanabara. Lunes, 22 de julio de 2013
En su amorosa providencia, Dios ha querido que el primer viaje internacional de mi pontificado me ofreciera la oportunidad de volver a la amada América Latina, concretamente a Brasil, nación que se precia de sus estrechos lazos con la Sede Apostólica y de sus profundos sentimientos de fe y amistad, que siempre la han mantenido unida de una manera especial al Sucesor de Pedro. Doy gracias por esta benevolencia divina.
He aprendido que, para tener acceso al pueblo brasileño, hay que entrar por el portal de su inmenso corazón; permítanme, pues, que llame suavemente a esa puerta. Pido permiso para entrar y pasar esta semana con ustedes.
No tengo oro ni plata, pero traigo conmigo lo más valioso que se me ha dado: Jesucristo. Vengo en su nombre para alimentar la llama de amor fraterno que arde en todo corazón; y deseo que llegue a todos y a cada uno mi saludo: “La paz de Cristo esté con ustedes”.
Saludo con deferencia a la señora Presidenta y a los distinguidos miembros de su gobierno. Agradezco su generosa acogida y las palabras con las que ha querido manifestar la alegría de los brasileños por mi presencia en su país. Saludo también al Señor Gobernador de este Estado, que amablemente nos acoge en el Palacio del Gobierno, y al alcalde de Río de Janeiro, así como a los miembros del Cuerpo Diplomático acreditados ante el gobierno brasileño, a las demás autoridades presentes y a todos los que han trabajado para hacer posible esta visita.
Quisiera decir unas palabras de afecto a mis hermanos obispos, a quienes incumbe la tarea de guiar a la grey de Dios en este inmenso país, y a sus queridas Iglesias particulares. Con esta visita, deseo continuar con la misión pastoral propia del Obispo de Roma de confirmar a sus hermanos en la fe en Cristo, alentarlos a dar testimonio de las razones de la esperanza que brota de él, y animarles a ofrecer a todos las riquezas inagotables de su amor.
Como es sabido, el principal motivo de mi presencia en Brasil va más allá de sus fronteras. En efecto, he venido para la Jornada Mundial de la Juventud. Para encontrarme con jóvenes venidos de todas las partes del mundo, atraídos por los brazos abiertos de Cristo Redentor. Quieren encontrar un refugio en su abrazo, justo cerca de su corazón, volver a escuchar su llamada clara y potente: “Vayan y hagan discípulos a todas las naciones”.
Estos jóvenes provienen de diversos continentes, hablan idiomas diferentes, pertenecen a distintas culturas y, sin embargo, encuentran en Cristo las respuestas a sus más altas y comunes aspiraciones, y pueden saciar el hambre de una verdad clara y de un genuino amor que los una por encima de cualquier diferencia.
Cristo les ofrece espacio, sabiendo que no puede haber energía más poderosa que esa que brota del corazón de los jóvenes cuando son seducidos por la experiencia de la amistad con él. Cristo tiene confianza en los jóvenes y les confía el futuro de su propia misión: “Vayan y hagan discípulos”; vayan más allá de las fronteras de lo humanamente posible, y creen un mundo de hermanos y hermanas.
Pero también los jóvenes tienen confianza en Cristo: no tienen miedo de arriesgar con él la única vida que tienen, porque saben que no serán defraudados.
Al comenzar mi visita a Brasil, soy muy consciente de que, dirigiéndome a los jóvenes, hablo también a sus familias, sus comunidades eclesiales y nacionales de origen, a las sociedades en las que viven, a los hombres y mujeres de los que depende en gran medida el futuro de estas nuevas generaciones.
Es común entre ustedes oír decir a los padres: “Los hijos son la pupila de nuestros ojos”. ¡Qué hermosa es esta expresión de la sabiduría brasileña, que aplica a los jóvenes la imagen de la pupila de los ojos, la abertura por la que entra la luz en nosotros, regalándonos el milagro de la vista! ¿Qué sería de nosotros si no cuidáramos nuestros ojos? ¿Cómo podríamos avanzar? Mi esperanza es que, en esta semana, cada uno de nosotros se deje interpelar por esta pregunta provocadora.
La juventud es el ventanal por el que entra el futuro en el mundo y, por tanto, nos impone grandes retos. Nuestra generación se mostrará a la altura de la promesa que hay en cada joven cuando sepa ofrecerle espacio; tutelar las condiciones materiales y espirituales para su pleno desarrollo; darle una base sólida sobre la que pueda construir su vida; garantizarle seguridad y educación para que llegue a ser lo que puede ser; transmitirle valores duraderos por los que valga la pena vivir; asegurarle un horizonte trascendente para su sed de auténtica felicidad y su creatividad en el bien; dejarle en herencia un mundo que corresponda a la medida de la vida humana; despertar en él las mejores potencialidades para ser protagonista de su propio porvenir, y corresponsable del destino de todos.
Al concluir, ruego a todos la gentileza de la atención y, si es posible, la empatía necesaria para establecer un diálogo entre amigos. En este momento, los brazos del Papa se alargan para abrazar a toda la nación brasileña, en el complejo de su riqueza humana, cultural y religiosa. Que desde la Amazonia hasta la pampa, desde las regiones áridas al Pantanal, desde los pequeños pueblos hasta las metrópolis, nadie se sienta excluido del afecto del Papa.
Pasado mañana, si Dios quiere, tengo la intención de recordar a todos ante Nuestra Señora de Aparecida, invocando su maternal protección sobre sus hogares y familias. Y, ya desde ahora, los bendigo a todos.

Gracias por la bienvenida.